Apprendre de ses erreurs

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Alors, voilà, il est temps de faire le « vieux con » (à bientôt 30 ans, j’ai le droit), et de se dire que l’on apprend chaque jour de ses erreurs.

Je ne vais pas parler de ma première relation amoureuse, ou de la fois où j’ai commencé la clope (oui c’était une énorme erreur). Je vais être beaucoup plus terre à terre que ça et je vais parler de deux de mes erreurs en sport, et plus précisément en vélo.

Aujourd’hui, ma plus longue distance à vélo à l’entrainement est 130km. Je l’ai fait 2 fois, sur le même parcours, et deux fois j’ai commis des erreurs. Différentes, mais qui m’ont valu de ne pas être au top du top !

1ère sortie Bordeaux -> Lacanau Océan -> Bordeaux

130 kilomètres en 5h31. J’étais fier. Non pas par le temps que j’ai mis mais par le fait d’avoir fini cette sortie.

Mon erreur durant cette sortie
Je n’avais pas prévu assez de ravitaillement. Je me suis retrouvé en hypoglycémie entre le 40ème et le 65ème kilomètre. Autant vous dire qu’à ce moment là le temps parait long, et que vous avez le temps de réfléchir à l’abandon plus d’une fois. Arrivé à Lacanau, je me suis précipité dans une superette que j’ai littéralement dévalisé.

2nde sortie Bordeaux -> Lacanau Océan -> Bordeaux

35 minutes de moins que la dernière fois (4 mois avant). 35 minutes, on peut en faire des choses en 35 minutes ! Explosion de joie à l’arrivée.

Mon erreur durant cette sortie
J’étais prêt, j’avais prévu des compotes, des barres, des gels, j’étais équipé… Jusqu’à la pause au 65ème km, tout allait bien. J’étais en jambe, je n’ai pas vraiment vu le temps passer (2h24 à l’aller). Cependant, c’est à ce moment là que j’ai commis ma plus grosse erreur, j’ai voulu « économiser mon eau » par peur de manquer sur la route. le retour s’est drôlement fait sentir, et des crampes aux jambes sont apparues. Rouler avec des crampes, je vous jure que ce n’est pas agréable du tout. Heureusement, j’ai trouvé un cimetière vers le 100ème kilomètre où j’ai pu boire autant que je voulais et me recharger en eau. J’ai attendu 2 / 3 minutes et je suis reparti. Les 30 dernières kilomètres sont passés comme si de rien n’était, je buvais régulièrement, et le compteur est remonté.

Un homme averti en vaut deux !

Ce sont sûrement des erreurs de débutant, et j’en fait d’autres (j’en ai fait plusieurs le jour de mon marathon,  j’y reviendrai plus tard), mais ce n’est pas en lisant les bonnes pratiques dans les livres, ou sur des blogs que ça rentre dans la tête. Je pense qu’il n’y a qu’en les commettant que l’on « choque » notre corps et notre cerveau à ne plus les refaire.

Cette fois c’est sûr, je ne commettrai ni l’une ni l’autre !